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 Nostalgie, quand tu nous tiens... [PV. Matisse]

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Elisabeth V. Williams

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MessageSujet: Nostalgie, quand tu nous tiens... [PV. Matisse]   Sam 7 Fév - 23:11

Le pont d'embarcation? Tout simplement splendide. La jeune Elisabeth venait de s'envoler pour l'Amérique, pour retrouver sa famille et quitter cette vie de femme battue et humiliée par son mari Archibald. Cela faisait maintenant quelques années que l'esprit de la jeune femme envisageait cette solution, fuir alors qu'elle pouvait continuer à se battre. Mais à vrai dire, Elisabeth n'en avait plus la force. La douleur était tellement horrible, permanente, entière dans sa vie & son esprit. Elle se rappelera ce jour-là ou Achibald l'avait frappé très violement car la jeune femme ne pouvait pas lui donner d'héritier. Elle se rappelle exactement de chacun de ses gestes, de chacunes de ses paroles et pourtant une part de la jeune femme continuait à aimer tendrement cet homme qu'elle prénommait son mari, cet homme qui comptait pour elle. Il fallait bien qu'il l'aprenne un jour et lorsque Elisabeth elle-même avait su qu'elle ne pourrait jamais avoir d'enfant, sa douleur était telle qu'elle avait même pensée au suicide. Devenir mère était un rêve d'enfance, un rêve de jeune femme. Pouvoir porter l'enfant puis donner la vie: quel acte merveilleux. Elle avait rêvé de devenir comme sa mère: une femme comblée avec un enfant et un mari qui serait là pour elle. Hélas ce rêve ne se réaliserait jamais & lorsque la société découvrira que Elisabeth avait fuit son passé et son mari, elle deviendrait la risée de tous et la société lui fermerait ses portes. Mais Elisabeth ne voulait pas penser à tout ça aujourd'hui et elle voulait principalement retrouver la famille de son père et peut-être essayer de recommencer sa vie en Amérique.

Elisabeth se retourna une dernière fois et regarda Londres. Peut-être pour la dernière fois. Puis elle se retourna et fit face à son destin: elle entra et posa le pied à bord du bateau au niveau des premières classes. La jeune femme montra son billet au matelot qui lui adressa un "bienvenue sur le Vox Océanus" ainsi qu'un petit sourire qu'il faisait à tous les clients. En vue de cet évènement mondial, la jeune femme s'était habillée en conséquences et arborait une magnifique longue robe blanche qui mettait parfaitement sa silhouette en valeur. Ses cheveux étaient détachés et tombaient en cascade sur ses épaules. Une belle jeune femme. Si seulement les personnes présentes pouvaient s'imaginer ce qu'elle vivait en ce moment. En effet, Elisabeth se cachait derrière son apparence de femme fatale & qui est en accord total avec la mode. Elle alla sur la promenade des premières classes pour voir le départ du bateau. Elle avait entendu la triste histoire de son jumeau, le RMS Titanic qui avait heurté un iceberg en plein milieu de l'océan mais elle ne s'en faisait pas le moindre du monde. En tout cas, la jeune femme avait hate d'arriver à destination.

Elle réfléchissait à son ancienne vie lorsque le Vox Océanus prit enfin le large. La jeune femme regarda les personnes de 3eme & 2eme classe dirent aurevoir et pour certains adieu à leur conjoint, leurs amies ou tout simplement pour le plaisir de se pencher et dire aurevoir à des personnes inconnues. Elisabeth préféra rester en retrait et tout siplement observer la scène qui la submergea de tristesse et de nostalgie. Sa nouvelle vie allait officiellement commencer, à son plus grand bonheur.
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Matisse E. Caughfield

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MessageSujet: Re: Nostalgie, quand tu nous tiens... [PV. Matisse]   Dim 8 Fév - 19:22

    Toute cette population massée comme un groupe de bovins, tout juste bonne à s’émerveiller sur la nouvelle technologie.
    Matisse était arrivé sur le RMS bien avant la plupart des gens ; il avait horreur de se sentir oppressé par cette foule mouvante, comme la gueule d’un monstre prêt à vous dévorer tout cru. A qui aurait t’il pu dire adieu, d’ailleurs ? Toutes ces larmes, ces promesses, tu me télégraphie dès que tu arrives, mon ange. Préviens moi, ne fait surtout pas de bêtises, tu sais bien ce que tu dois faire. Amusez vous bien. Reviens nous vite. Au revoir, ma tante. Ils l’écoeuraient. Ces humains, pleins de vices et de défauts, si imparfaits et gauches dans cette tendresse maladroite.
    Alors qu’au fond, ils se détestaient certainement.

    De là où il était, Matisse pouvait voir cette armée de domestiques, affairés autour des bagages des passagers, ce personnel un peu trop enclin aux courbettes hypocrites et aux sourires terriblement faux. Mais peu importait ; désormais, il était là, et il n’avait pas d’autre choix que d’y rester, il savait pertinemment qu’au delà de l’Atlantique déchaîné, la Fortune lui serait plus clémente que sur ces terres brumeuses et infestées de rapaces.
    Le nouveau-monde, un paradis, une chimère qui en faisait rêver plus d’un.
    Le jeune homme fit quelque pas, encore, s’appuyant sur le bastingage pour les regarder.
    C’était étrange. Ce sentiment de les dominer de sa hauteur.
    Aller, il est temps de nous séparer. On se retrouve là bas, mais tu sais bien que je dois rester ! Hé, poussez pas, laissez passer ! La rumeur confuse s’élevait, mais, au fur à mesure que Matisse s’éloignait, le tumulte s’assourdissait, puis s’éteignait.

    Un sourire un rien moqueur s’étala sur son visage séraphin que l’aurore aux doigts rose illuminait. Il songea, que, dans quelques minutes maintenant, il s’éloignerait de Southampton. Machinalement, il chercha une cigarette dans la poche de son veston. Du bon vieux tabac venu tout droit d’Afrique. Avant de s’apercevoir qu’il n’avait pas de feu. En même, quoi de mieux pour sa santé, songea t’il avec ironie. S’il se mettait à ne plus fumer, à ne plus boire, à ne plus emprunter, à ne plus manger stupidement son argent, à ne plus vivre aux dépends d’autrui, à ne plus … à ne plus … Tant de regrets, tant d’erreurs.
    Tant de folie.
    Le froid l’assaillit soudainement, il émergea de son étrange torpeur. Combien de temps était il resté là ? Son regard se porta sur les flots, découpé par la coque d’acier du RMS, transpercé par la force humaine, et il se mit à songer au destin tragique du Titanic, son ancêtre, qui, en voulant défier la mer, avait sombré. C’aurait pu être une bonne leçon, mais l’Homme insatiable avait voulu tenter le sort, une seconde fois.

    De nouveau noyé dans sa mélancolie, Matisse n’aperçu qu’au dernier instant une jeune femme, seule elle aussi, sur la passerelle des 1C. Le paysage, d’ici, était de toute beauté. Voilà sûrement pourquoi la Belle avait choisit de jeter un dernier coup d’œil sur ce qu’elle quittait.
    Une femme à bijou. Telle fut sa première pensée en la voyant vêtue de ses riches atours. Une croqueuse de diamants.Enfin, savait-on jamais... Le apparences se révélaient bien souvent trompeuses...

    -Belle matinée, n’est ce pas, Madame … ? soupira t’il en se mettant au niveau de la jeune femme.


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Elisabeth V. Williams

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MessageSujet: Re: Nostalgie, quand tu nous tiens... [PV. Matisse]   Dim 8 Fév - 21:38

Tout ces gens qui s'affairaient à dire aurevoir aux personnes qu'ils aimaient, cela en fut trop pour la jeune femme qui retint un sanglot. Elle venait de tout quitter du jour au lendemain sans mettre personne au courant même pas celle qui lui avait donnée la vie. Elisabeth eut un moment de nostalgie à sa vie d'avant et tout ce qu'elle comptait laisser derrière elle. Une mère ravagée par la douleur d'avoir perdu sa fille, la seule chose qui lui restait. La jeune Elisabeth Vera ne voulait pas blesser sa mère mais elle se devait de tout quitter. Et puis, il était trop tard maintenant. Quand à son mari, elle ignorait qu'elle serait sa réaction mais ce qui est sure c'est qu'elle ne sera pas positive, loin de là. En effet, la jeune Elisabeth lui avait laissée une lettre seulement et lui expliquant qu'elle devait partir parce qu'elle était incapable de lui donner un enfant. Une honte pour cette femme de la société qui rêvait d'être mère. Elle est un peu à l'insu de sa famille et si seulement sa mère pouvait connaître les raisons qui poussaient Elisabeth à quitter Souptampton & Londres. Si elle pouvait le savoir.

Elisabeth regarda la passerelle des 3C et put voir une petite fille dans les bras de ses parents dirent aurevoir aux personnes qui se pressaient sur le quai, voulant voir le magnifique paquebot prendre le large. La jeune femme fut émue de cette scène. Décidément, elle avait la capacité émotionnelle d'une petite cuillère en ce moment. Elle avait une folle envie de pleurer mais se retint, voulant plutôt faire bonne figure devant ce monde pitoyable qu'est la société du XXeme siècle. La jeune femme inspira longuement: elle avait envie de fumer une cigarette mais s'en abstint. De toute façon, elle n'en avait pas sur elle. Elle reporta son attention sur le large qui se montrait à perdu de vue. Normalement, le voyage ne devait durer qu'entre dix et vingts jours et Elisabeth n'avait plus qu'une seule envie aujourd'hui: arriver rapidement à destination & retrouver la famille de son père. Ce dernier lui en avait tellement parlé que la jeune femme les connaissaient par coeur: sa cousine Anita qui -selon son père- était une jeune femme pleine de vie & ses cousins, oncles et tantes. Elle avait vraiment hâte de les voirs après plus de 21 ans d'absence. Elle inspira longuement et se redressa lorsqu'elle sentit le souffle d'un jeune homme près d'elle lui adresser la parole. La jeune femme ne regarda pas qui cela pouvait être et répondit avec toute la sincérité du monde.

- Merveilleuse, mais applez-moi mademoiselle.

Elle se retourna et regarda l'homme qui venait de pousser un long soupir. Il était plutôt d'une belle beauté ce qui pouvait être avantageux en ce temps. Le jeune homme n'était guère plus agée que Elisabeth et il fumait une cigarette. Elisabeth s'appuya contre la parcelle alors que le bateau quittait toujours le port. Elle préféra se présenter plutôt que d'attendre la réponse du jeune garçon.

- Je suis Elisabeth Vera Williams. Et vous?
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MessageSujet: Re: Nostalgie, quand tu nous tiens... [PV. Matisse]   Mar 10 Fév - 19:06

    -Matisse.

    C’était un nom peu ordinaire en Angleterre, avec une étrange consonnance française, ou … enfin ! Tout sauf un prénom anglais. Le parler de la langue était légèrement sifflant, tant et si bien qu’au lieu d’être prononcé correctement, les gens avaient tendance à oublier les dernières sonorités, ce qui donnait bien souvent « Matis’ ».
    Tout sauf un prénom de première classe.
    Le jeune homme n’en ajouta pas plus. N’importe quelle dame de sa classe aurait pu considérer ce manque de détail sur son identité comme une marque d’impolitesse flagrante, mais au fond, il s’en moquait éperdument. Que lui importaient le regard et le jugement de ces aveugles fous ? Il tenait avant tout à conserver sa discrétion, à conserver cette part de mystère, dont, à chaque fois, il réussissait à tirer parti.
    Tout sauf une attitude de gentleman.
    Il y avait toujours eu, de toute manière, cette surprenant désinvolture en Matisse. Celle qui le poussait à arriver les mains dans les poches, celle qui, associé à la témérité le poussait aux actions les plus hasardeuses…

    -Vous semblez… Affectée par ce départ ? Vous avez quitté un ami, un parent, ou peut être vous êtes vous simplement … exilée ? Même ... fuit Southampton, je me trompe ?

    Matisse se retint de suggerer l’hypothétique présence d’un amant. Si Elisabeth Williams avait prétendu être demoiselle, soit ses propos étaient véridiques, soit elle fuyait son mari. Et pourquoi pas ? Les femmes, en ces temps tumultueux, cherchaient de plus en plus l’indépendance. Mais voyons voir, qui pouvait elle bien être ?

    -Si je peux me permettre de vous offrir mon aide, Mademoiselle… lâcha innocement Matisse. Ou quoique se soit qui puisse vous apaiser.


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MessageSujet: Re: Nostalgie, quand tu nous tiens... [PV. Matisse]   Jeu 12 Fév - 19:55

Matisse. Cette réponse coupa l'herbe sous le pied de la jeune femme. En effet, elle ne s'attendait pas a ce qu'il soit aussi simple dans sa réponse. En tout cas, son nom était vraiment original et sortait de l'ordinaire. On avait pas tous les jours l'occasion de rencontrer des jeunes hommes portant ce nom qui est plutôt agréable. En tout cas, ce jeune garçon là le portait bien. La plupart des hommes de ce siècle portent des prénoms composés ou toujours le même genre sans sortir de l'ordinaire alors que lui se détachait du reste. La jeune femme fut un peu déstabilisée par sa réponse si rapide et si impolie qu'elle crut d'abord que le jeune Matisse ne soit arogant & peu agréable à cotoyer. Mais à vrai dire, Elisabeth avait plutôt une bonne impression sur lui et elle se décida à ne pas le juger trop vite. Elle n'aimerait pas qu'on le lui fasse alors elle ne verrait pas pourquoi le lui faire.
La jeune femme reporta son attention sur la mer à perte de vue & les gens qui commencaient à quitter le pont pour aller vers leurs chambres respectives ou découvrir les moindres recoins de ce bateau. Elisabeth en ferait de même mais dès ce soir, elle avait un repas avec la haute société. Celui lui permettrais de rencontrer du monde et de changer d'air. La question du jeune homme pertuba. En effet, il était en train de s'aventurer sur un terrais plutôt dangereux et la jeune femme ne sut pas quoi lui répondre. Elle hésita puis décida de le lancer -après tout, qu'avait-elle à perdre si ce n'est sa popularité-:


- Non qu'est-ce qu'il vous fait croire cela?

Elle lui adressa un fin sourire. Elle avait optée pour le mensonge même si cela allait à l'encontre de son caractère, la jeune femme ne pouvait pas dire la vérité & surtout à une personne qu'elle connaissait à peine et qu'elle n'avait jamais vu auparavent.

- Je ne pense pas que vous puissez m'aider. Mais changeons de sujet je vous prie. Je ne veux pas m'aventurer sur ce terrain dangereux.

Elle lui souria puis reprit:

- Pourquoi allez-vous en Amérique?

Une question plutôt indiscrète mais il fallait qu'elle change de sujet et son imagination n'était pas au rende-vous. Elle venait de lui faire faux bon.C'était plutôt une question indiscrète et la jeune femme en était bien consciante. Ainsi, elle pourrait paraître comme une jeune femme très rapide et qui aime tout savoir même si ce n'est pas le cas. En bonne Anglaise, elle préfère garder la tête haute et snober le monde. Une chose que la jeune femme n'aime pas trop exercer.
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Matisse E. Caughfield

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MessageSujet: Re: Nostalgie, quand tu nous tiens... [PV. Matisse]   Jeu 12 Fév - 20:53

    Elle esquivait.
    C’était à la fois mauvais signe, et à la fois bon signe. Bon signe pour lui. Bon signe pour les vautours et les charognes. Matisse songea qu’il pourrait peut être utiliser cette faiblesse, si jamais l’envie se présentait, et si surtout il en avait besoin. Que pourrait il lui soutirer ? songea t’il en fixant droit dans les yeux la jeune femme.
    Dans l’intervalle de ce regard, Matisse remarqua à quel point Elizabeth était séduisante, avec son minois de poupée en porcelaine. Mais il écourta cette entrevue ; son expérience lui avait appris que les sentiments passaient dans les prunelles des gens ; elles reflétaient les humeurs et les pensées, pour qui savait les décrypter. Il s’agissait bien de la dernière chose que Matisse aurait souhaité.
    Derrière son sourire aguicheur d’enfant gâté et son air enjoleur, il y avait une étrange cruauté, un masque de glace que nulle chose ne saurait briser. Oui, vraiment, à quoi pourrait bien lui servir ce mystère qu’Elizabeth lui cachait...

    -Oh… Une longue histoire, Mademoiselle, vous savez. Je ne suis pas sûr qu’une dame de votre classe soit intéressé par un tel babillage.

    Matisse sourit intérieurement, notant avec une ironie contenue le mot babillage. Il l’attribuait bien volontiers aux femmes, qui, à son goût, n’était bien souvent bonnes qu’à commérer lamentablement en envoyant à qui mieuxmieux des piques acérées. Mais enfin, ce babillage avait au moins le mérite de former l’esprit des femmes, de l’affûter, et d’en faire, par la suite, de précieuses alliées. Ou des adversaires tenaces et implacables.
    Une fois de plus, Matisse s’interrogea sur la nature d’Elizabeth. Il la voyait comme une femme de pouvoir, sans scrupules, mais son discours contredisait violement toutes ses premières impressions. Peut être faisait t’elle semblant.
    Peut être était il tout simplement dévoré par la méfiance.
    Quoi qu’il en soit, il n’avait pas la moindre inquiétude à se faire, se disait-il. Les mondaines étaient facilement détruites dès lors que leurs secrets étaient révélés. Et si… et si ce jeu sinistre n’était pas si facile que prévu ?

    -Ma … sœur m’a suggéré de me rendre sur place. Comment aurais je pu résister à une telle invitation, je vous le demande, lança t’il avec un sourire singulier. Cela fait si longtemps que je n’ai pas revu cette adorable mijaurée. L’Amérique est pleine de richesse, dit-on. Elle regorge également des plus odieuses créatures que la terre aie jamais portée, je vous l’affirme, continua t’il avec un cynisme acerbe.

    Il n’avait pas évoqué son manquer d’argent. Mensonge par omission n’est pas mensonge. Il pouvait donc considérer avoir dit l’exacte vérité, avec quelques infimes détails en moins, peut être ? Toute la stratégie reposait sur ses lacunes, c’était parfait.

    -Mais … je me dis que, même ici, tous ces barons poussifs, ces nobles et ces gens du grand monde ne valent pas mieux. J’imagine que vous le savez aussi bien que moi.

    Allez, raconte moi ton secret… Raconte, ma jolie.

    -N’y a-t-il pas un bal, ce soir ? demanda t’il d’un ton évasif, estimant avoir épuisé le sujet. Il m’a semblé qu’une réception devait réunir tous ces gens, « bien comme il faut. »
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MessageSujet: Re: Nostalgie, quand tu nous tiens... [PV. Matisse]   Ven 13 Fév - 0:40

La jeune femme essaya rapidement de changer de sujet, ne voulant pas étaler sa vie au grand jour. Si cet homme avait des envies plutôt méchantes et qui n'allait pas à l'encontre de celle de Elisabeth, elle le regretterait amèrement et n'aurais jamais du lui raconter. Et puis, à vrai dire, cela ne regardait personne et même pas le jeune Matisse. Il fallait que cela reste un secret et la jeune femme s'était promise en montant à bord du Vox Océanus qu'elle ne raconterais jamais sa vie à personne. En effet, la jeune femme était plutôt une fille mystère dont on ne sait presque rien si ce n'est qu'elle se prénomme Elisabeth et qu'elle possède plutôt une bonne fortune -ayant vécu dans une famille aisée-. Si ce n'est qu'elle fait partie de la société d'aujourd'hui et que c'est une jeune femme possédant assez de pouvoir au sein de cette société. Plutôt connue en Angleterre, elle peut vraiment s'attendre à ce que son mari débarque du jour au lendemain en Amérique.

-Et pourquoi ne serais-je pas intéressée? Tout simplement parce que je suis de première classe. Il ne vaut mieux pas juger les gens sans les connaître.

Pourquoi lui disait-elle tout ça? Elle ne le savait pas elle même. Mais on pouvait très facilement croire que le jeune homme pensait que Elisabeth était une femme un peu "sans coeur" et qui ne s'intérresse qu'aux choses intéressantes & non pas à l'histoire d'un homme de première classe. Elle écouta attentivement ce que le jeune homme lui dit sur les Américains & sur sa soeur qui lui avait proposée ce voyage. Il lui adressa un petit sourire narquois avant de reprendre sur ces personnes vivant en Amérique et qui sont les plus odieuses créatures.

- Je vous crois alors dit-elle dans un sourire. A vrai dire, l'Amérique m'est encore inconnue. Je n'ai jamais quitté le continent Européen mais à ce que j'ai entendu, les Américains sont comme vous me l'avez décrit.

Les deux jeunes gens étaient au moins d'accord sur un point. C'était un bon départ pour peut-être une future amitié ou seulement une connaissance qui de dirait bonjour & bonne journée dès qu'ils se verraient sur le paquebot. La jeune femme acquiesca face à la pensée du jeune homme, trouvant elle aussi que la société d'aujourd'hui ne vaut pas un rond. C'est une société éntrage pensa Elisabeth. Puis il décida de parler de la récéption organisée ce soir en l'honneur de la société & du voyage inaugural de ce magnifique paquebot.

- Oui, il y a bien une récéption ce soir-là. La jeune femme poussa un long soupir. Y serez-vous présent?
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Matisse E. Caughfield

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MessageSujet: Re: Nostalgie, quand tu nous tiens... [PV. Matisse]   Ven 13 Fév - 16:35

    -Y serez vous ma cavalière ? rétorqua le jeune homme. Si je peux me permettre…

    Proposition qui pouvait laisser à désirer pour une femme mondaine.
    Mais, depuis tout petit, il était doté d’un incroyable insolence qui le poussait à dire ce que nul n’aurait osé à n’importe qui.
    Il songea à cette réception. Des lustres en cristal, suspendus de part et d’autre d’un plafond somptueux, couverts de boiseries riches et magnifiques. Une lumière aveuglante et une ritournelle infernale pour embarquer tout ce petit monde dans une danse qui ne finirait qu’à la pointe du petit jour. Ils reviendraient, ivre de ces douces folies. La fine fleur de l’aristocratie.
    Il était bien souvent allé dans ce genre de soirées.
    Elles se ressemblaient toutes. De la grande bourgeoisie à la haute noblesse, ils restaient là, à danser où à bavarder autour d’un petit guéridon, une coupe de champagne dans une main, à échanger des coups d’œil appréciateur sur les danseurs. A rechercher un ou une amante pour la soirée.
    Matisse dirigea son regard pers vers la côte. L’air empreint de cette forte odeur salée l’envahissait, et Matisse s’aperçut que la brume n’allait pas tarder à envahir le pont. Déjà les côtes anglaises s’effaçaient sous un voile grisâtre. Ils étaient seuls, l’étage avait été déserté. Sans aucun doute, les passagers étaient ils encore en train de dépaqueter leurs très précieuses affaires, leurs fourrures coûteuses tout en fuyant ce temps maussade.

    L’un et l’autre auraient dû faire de même.
    Enfin, Matisse, lui, ne possédait que peu d’effets.

    -Nous devrions peut être rentrer, Mademoiselle.
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MessageSujet: Re: Nostalgie, quand tu nous tiens... [PV. Matisse]   Ven 13 Fév - 17:39

Matisse proposa à Elisabeth d'y être sa cavalière. Après tout, pourquoi refuserait-elle? Au moins, elle se sentirait un peu moins seule. Elle regarda le le jeune homme puis ajouta:

-Pourquoi pas?

Toutes ces soirées mondaines. Cela pouvait tellement exaspérer la jeune femme: devoir se tenir droite & parler politique pendant toute la soirée tout en ayant une attitude de petite anglaise bourgeoise et qui porte beaucoup d'intéret à la société d'ajourd'hui. La jeune Elisabeth poussa un petit soupir. Des soirées bien étranges et à vrai dire assez ennuyantes. Parler de toutes ces choses innentéressantes surtout l'émancipation des femmes ou encore le prochain président & co. Tant de sujets aussi barbants les uns que les autres. On avait contée un jour à la jeune femme, qu'en troisième classe les gens faisaient tous le temps la fête avec des instruments de musique et beaucoup de boisons alcolisées. Ainsi que danser et boire faisaient partie de ces petites fête organisées par les personnes de "sous-classe" comme l'on dit si bien en première classe. Intérieurement, Elisabeth n'avait aucune envie de les découvrir ses petites fêtes de pauvres qui ne peuvent que se payer un matelas en 3eme classe seulement pour dormir. Alors qu'en première classe, le client est roi et ce ne sont pas des guitares ni de la bonne bière mais des violons & du champagne qui coule à flot.

Le brouillard commencait à arriver et Matisse & Elisabeth demeraient seuls sur le pont des embarcations. On ne voyait plus Southampton. Ca y est, le voyage commencait réellement. Ce qui est sûr, c'est que le beau temps n'était pas au rendez-vous ce jour-là et le jeune homme proposa à Elisabeth de rentrer. La jeune femme acquiesca et les deux jeunes gens prirent le chemin qui les méneraient en 1ere classe. La jeune femme avait vraiment très hate de découvrir ses appartements.
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